Je veux me lancer dans une activité d’indépendant à titre complémentaire. Quels en seront les coûts ?

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Vous avez envie d’augmenter votre salaire mensuel en démarrant une activité d’indépendant à titre complémentaire ? Vous travaillez à temps partiel et aimeriez réaliser votre rêve le reste du temps ? Une activité professionnelle complémentaire est idéale pour se faire une idée de la vie d’un indépendant. De plus, vous disposez ainsi d’une marge pour développer et tester votre projet étape par étape.

Vous aimeriez vous lancer comme indépendant à titre complémentaire mais vous hésitez encore ?

À quelles conditions un indépendant à titre complémentaire doit-il satisfaire ?

Toute personne qui est salariée chez un employeur au moins à mi-temps ou pendant au moins 19 heures peut exercer une activité d’indépendant à titre complémentaire. Vous êtes fonctionnaire ? Dans ce cas, il se peut que vous ayez besoin de l’autorisation de votre employeur. Vérifiez ce point à temps afin d’éviter des problèmes. Des règles différentes s’appliquent aux personnes qui travaillent dans l’enseignement : en cas de nomination fixe, leurs prestations doivent correspondre à au moins 6/10 d’un horaire complet et, si elles sont contractuelles, à au moins 5/10 d’un horaire complet.

Vous êtes au chômage et cela  a réveillé l’entrepreneur qui sommeille en vous ? Grâce à la mesure « Tremplin-indépendants », vous pouvez exercer une activité d’indépendant à titre complémentaire pendant 12 mois sans perdre vos allocations.

Les avantages d’une activité d’indépendant à titre complémentaire

De plus en plus de personnes en Belgique exercent une activité d’indépendant à titre complémentaire, et ce par passion ou pour arrondir leurs fins de mois. Vous pouvez en retirer de très nombreux avantages :

1. Revenu supplémentaire

L’une des principales raisons est l’apport financier supplémentaire que procure une activité complémentaire. Celui-ci dépend en partie de votre motivation et du temps que vous voulez ou pouvez consacrer à votre activité.

2. Diversité

Vous travaillez non seulement pour votre employeur mais aussi pour vous-même. Il en résulte une motivation supplémentaire, tout en quittant le train-train quotidien que vous ressentez peut-être à votre travail.

3. Frais déductibles

Les frais que vous engagez pour votre activité complémentaire peuvent être déduits en tant que frais professionnels. La différence entre le bénéfice et les frais professionnels détermine le revenu imposable.

4. Récupération de la TVA

Si vous êtes assujetti à la TVA, vous devez introduire une déclaration de TVA trimestrielle et payer la TVA due. En tant qu’indépendant à titre complémentaire, vous pouvez récupérer la TVA que vous avez payée sur vos dépenses, ce qui fera baisser le montant de la TVA due à l’État.

5. Risque limité

Vous pouvez compter sur un revenu fixe à temps plein ou à temps partiel, ce qui vous évite le risque lié à une activité d’indépendant à 100 %. De plus, vous conservez vos droits à la sécurité sociale que procure votre emploi à temps plein ou à temps partiel.

Les inconvénients d’une activité d’indépendant à titre complémentaire

Une activité d’indépendant complémentaire présente des avantages mais aussi quelques inconvénients. Tenez-en compte avant de vous lancer dans l’aventure.

1. Beaucoup de temps

Même si vous l’exercez avec beaucoup de plaisir, votre activité complémentaire a un impact important sur votre emploi du temps. En particulier au début parce que vous devez régler des formalités administratives et mettre au point votre organisation. Veillez à ce qu’il n’y ait aucune répercussion négative sur votre vie privée ou votre autre activité professionnelle.

 

2. Pas de droits sociaux (supplémentaires)

Vous payez des cotisations sociales qui sont purement des cotisations de solidarité. Vous n’avez pas droit à des allocations (supplémentaires) liées à la sécurité sociale des indépendants, telles que les allocations familiales, la pension ou l’assurance faillite.

 

3. Plus d’impôts

Les revenus issus de votre activité complémentaire viennent s’ajouter à votre salaire. De ce fait, vous risquez de vous retrouver dans une tranche d’imposition supérieure et de devoir dès lors payer plus d’impôts. Vous pouvez l’éviter en prévoyant suffisamment de frais déductibles.

 

4. Frais supplémentaires

Vous percevez un revenu complémentaire mais devez également engager des frais supplémentaires. Des frais que vous n’aviez peut-être pas auparavant : investissements, frais récurrents, frais de déplacement, honoraires du comptable, etc. Toutefois, bon nombre d’entre eux sont déductibles intégralement ou partiellement.

 

5. Concurrence

Vous vous lancez dans une activité complémentaire mais il y a un risque que vos concurrents soient des indépendants à temps plein. Ceux-ci sont plus flexibles étant donné qu’ils sont également disponibles pendant les heures de bureau. En fonction de l’activité que vous exercez, cela peut constituer un obstacle.

Quels frais puis-je déclarer comme indépendant à titre complémentaire ?

Vous pouvez déduire de votre chiffre d’affaires annuel les dépenses que vous effectuez dans le cadre de votre activité complémentaire. Tout comme les indépendants à temps plein, vous payez des impôts sur la différence. Vous devez être à même de justifier chaque coût au moyen d’une facture, d’une souche TVA, d’une note de frais ou d’un reçu.

Tous les frais ne sont cependant pas déductibles à 100 %. Les « frais mixtes » ne peuvent être déclarés que partiellement étant donné que vous en profitez personnellement (voiture, abonnement Internet, etc.).

Pour terminer, certains frais doivent plutôt être considérés comme des investissements. Vous allez les répartir sur plusieurs années et les amortir. Vous avez acheté un ordinateur portable pour une somme de 1 500 € que vous voulez amortir sur 3 ans ? L’amortissement fiscal s’élève dès lors à 500 € par an pendant 3 ans.

Frais professionnels déductibles fiscalement à 100 % :

  • Frais liés à votre bureau tels que les intérêts sur votre emprunt, le loyer, le chauffage ainsi que les réparations

  • Fournitures de bureau

  • Frais de téléphone et d’Internet

  • Frais postaux

  • Cotisations sociales

  • Frais d’inscription au guichet d’entreprise

  • Honoraires du comptable

  • Cotisations à la Pension Libre Complémentaire (PLC)

Frais professionnels partiellement déductibles :

  • Frais de restaurant (69 % du montant total, hors TVA)

  • Frais de représentation tels que cadeaux d’affaires (50 %)

  • Carburant (75 %)

  • Voiture (75 %)

Investissements que vous amortissez sur plusieurs années :

  • Ordinateur portable ou de bureau

  • Voiture

  • Machines

  • etc.

Quels sont les frais à charge d’un indépendant à titre complémentaire ?

Découragé par les frais, vous hésitez à vous lancer comme indépendant à titre complémentaire ? Tout dépendra évidemment des sommes que vous allez facturer et du montant des frais que vous engagerez. Pour une activité complémentaire, la situation se présente toutefois plutôt bien.

 

1. Frais d’inscription au guichet d’entreprise

Ce coût unique de 85,50 € est entièrement déductible fiscalement pour l’année 2017.

 

2. Affiliation à une caisse d’assurances sociales

Afin d’être en règle au niveau de la sécurité sociale en qualité de travailleur indépendant à titre complémentaire, vous devez vous affilier à une caisse d’assurances sociales. L’inscription est gratuite.

 

3. Demande d’un numéro de TVA

Vous êtes exempté de TVA jusqu’à un chiffre d’affaires de 25 000 €. Vous estimez néanmoins que votre chiffre d’affaires annuel sera plus élevé ? Dans ce cas, vous devez demander un numéro de TVA.

4. Cotisations sociales

Les cotisations sociales dépendent de votre revenu net imposable ou de votre bénéfice. Elles représentent 20,5 % de la différence entre votre chiffre d’affaires et vos frais. Vous payez des cotisations sociales chaque trimestre. Pour un indépendant à titre complémentaire, la cotisation forfaitaire minimale s’élève à +- 75,00 € pour la première année. Une bonne nouvelle donc, à moins que votre activité ne connaisse un essor soudain et que vos cotisations n’augmentent considérablement. Dans ce cas, ça vaut peut-être la peine d’envisager de passer au statut d’indépendant à titre principal.

 

5. TVA

Dans la plupart des cas, vous portez en compte la TVA à vos clients. Vous aussi, vous payez la TVA, par exemple, sur du matériel et des services pour votre entreprise. Chaque trimestre, vous êtes tenu d’établir une déclaration de TVA dans laquelle vous reprenez la TVA reçue et payée. Vous versez à l’administration de la TVA la différence entre la TVA que vous avez reçue et celle que vous avez vous-même payée.

 

Un indépendant à titre complémentaire a-t-il besoin d’un « bon » comptable – fiscaliste ?

L’administration imposée à un indépendant à titre complémentaire est beaucoup plus simple. Si votre chiffre d’affaires ne dépasse pas un certain montant, vous êtes même exonéré de TVA et des déclarations trimestrielles à la TVA. Il est cependant indiqué d’avoir recours à un comptable – fiscaliste agréé IPCF.

Celui-ci fera non seulement en sorte que tout soit correctement transmis au fisc mais vous aidera aussi à réduire vos frais. En règle générale, les honoraires d’un comptable pour un indépendant à titre complémentaire se situent entre 200 € et 500 € par an. N’hésitez pas à me poser la question avant de collaborer avec un comptable.

Le premier rdv étant gratuit, profitez-en et demandez-moi 🙂

Source : www.partena-professional.be

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