L’intérim comme période d’essai ?

Par défaut

Depuis la suppression de la période d’essai, le travail intérimaire est considéré comme «l’alternative» pour «tester» un travailleur. À quoi devez-vous être attentif ?

Pas toujours une catastrophe ? Depuis le 1er  janvier 2014, vous ne pouvez plus prévoir de période d’essai. Ce n’est toutefois pas une catastrophe. Pendant les trois premiers mois d’occupation, un délai de préavis de deux semaines (soit seulement une semaine de plus qu’avant, pendant la période d’essai) est en effet aussi depuis lors applicable. Ce délai passe toutefois à quatre semaines pendant les trois mois suivants.

Avantages et inconvénients de l’intérim ? Si vous décidez malgré tout de ne pas embaucher directement, mais de passer via l’intérim, vous pouvez arrêter la collaboration à la fin de chaque semaine (contrats hebdomadaires), voire de chaque jour (contrats journaliers), sans délai ou indemnité de préavis. L’inconvénient de cette flexibilité a toutefois un prix : la commission que vous devez payer à l’agence d’intérim.

Motif d’insertion. Il existe depuis peu un motif spécifique pour tester de nouveaux travailleurs en vue d’un emploi fixe. Vous pouvez l’invoquer pendant neuf mois et pour trois candidats maximum. Pour un seul candidat, c’est six mois maximum. Les contrats journaliers ne sont pas autorisés.

Conseil. Si vous débauchez ailleurs un travailleur qui avait un contrat à durée indéterminée, l’agence d’intérim est soumise à une garantie d’emploi d’un mois. De facto, vous devrez donc en fait le tester pendant un mois minimum pour éviter que l’agence d’intérim ne vous répercute ces frais. Convenez au préalable un accord à ce sujet.

Autre motif. Jadis, on recrutait déjà beaucoup via l’intérim sur base des motifs classiques de «surcroît de travail» et de «remplacement». Ces motifs peuvent toujours être invoqués (pour autant bien entendu qu’ils soient «étayés» par les faits).

Conseil. Quel que soit le motif invoqué pour recourir au travail intérimaire, cette période (d’un an maximum) comptera aussi pour l’ancienneté qui déterminera le délai de préavis ultérieur. Il n’en ira pas ainsi uniquement en cas d’interruption d’au moins huit jours entre le travail intérimaire et le contrat fixe.

En résumé, avec le motif d’insertion, mieux vaut convenir un accord avec l’agence d’intérim quant à l’éventuelle garantie d’occupation. Quel que soit votre motif, il peut être utile de ne pas faire suivre directement l’emploi fixe.

Source : Indicator.be

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *