Préparez déjà votre pension en tant qu’indépendant

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En tant qu’indépendant, vous avez l’habitude de prendre les choses en mains. Pour votre pension aussi, c’est à vous de prendre les devants. Il existe actuellement deux formules encouragées par le fisc. L’an prochain, il y en aura même une troisième.

Option 1: La pension libre complémentaire pour indépendants (PLCI)

Tout indépendant en activité principale ou conjoint aidant entre en ligne de compte pour une PLCI. Les indépendants en activité complémentaire n’y ont accès que s’ils paient des cotisations sociales sur un revenu au moins aussi élevé que le seuil des cotisations d’un indépendant en activité principale, soit 13.010,66 euros en 2016.
La prime que vous pouvez verser chaque année dans une assurance de la branche 21 à rendement garanti liée à la PLCI fiscale augmente avec votre revenu net imposable. Vous devez verser minium 100 euros et maximum 8,17% de votre revenu professionnel net imposable, avec un plafond absolu de 3.060,67 euros par an (2016). Si vous optez pour une PLCI sociale vous pourrez verser jusqu’à 9,40% de votre revenu professionnel net imposable, avec un plafond de 3.520,77 euros par an en 2016.
Option 2: L’engagement individuel de pension (EIP)

En plus de la PLCI, les indépendants en société ont la possibilité de conclure un engagement individuel de pension (EIP).
Dans ce cas, l’entreprise verse les primes dans un EIP et constitue ainsi pour vous un capital de pension. Elle peut déduire les primes de cette assurance de la branche 21 dans ses frais professionnels aussi longtemps que la règle des 80% est respectée. Celle-ci veut que le total de la pension légale et de la pension complémentaire, exprimée en rente, soit égal à 8o% maximum de votre dernière rémunération brute annuelle. La taxe sur les assurances de 4,4% est retenue sur la prime.
Contrairement à la PLCI, il existe pour l’EIP un « back service ». Il s’agit d’une prime de rattrapage qui permet de prendre en compte les années antérieures d’activité dans la société avant que l’EIP soit conclu, voire jusqu’à dix années avant votre entrée en service dans l’entreprise. Vous pouvez donc payer plus tard ce que vous n’avez pas utilisé plus tôt dans la marge de la fameuse règle des 80%.
Un back service peut s’avérer intéressant lorsqu’on commence un EIP plus tard ou si le revenu mensuel augmente. Dans ce dernier cas, il s’agit de ne pas exagérer. Si votre rémunération vient soudain à doubler durant les deux dernières années avant votre départ à la retraite, cela éveillera des soupçons du côté du fisc. C’est justement pour éviter de tels abus que le ministre des Pensions, Daniel Bacquelaine (MR), va modifier le plafond de la règle des 80%. Elle ne tiendra plus seulement compte de la rémunération de la dernière année avant le départ à la retraite, mais aussi de la rémunération des trois dernières années de travail.
Option 3: La Convention de Pension pour Travailleurs Indépendants (CPTI) – NOUVEAUTE

Le gouvernement planche sur le cadre légal de la CPTI, qui permettra dès 2017 aux indépendants en personne physique de renforcer leur deuxième pilier de pension à des conditions avantageuses. La formule, très similaire à celle de l’EIP, présente les mêmes avantages:
Primes déductibles comme frais professionnels (dans la limite des 80% de la moyenne des trois derniers salaires annuels bruts)
Avantage fiscal (30%)
Taxe sur les assurances (4,4%)
Formule combinable avec d’autres formes d’épargne-pension

Source: MonArgent.be

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